La négativité est une forme de souffrance

négativité

Qu’est-ce que la négativité ?

On parle de négativité lorsqu’une personne critique beaucoup, lorsqu’elle est pessimiste, lorsqu’elle voit toujours le mauvais côté des choses, ou bien encore lorsqu’elle se met en colère facilement. Une personne négative ne doit pas être confondue avec une personne toxique, bien que cela puisse engendrer un comportement toxique pour l’entourage. Une personne négative n’a pas toujours conscience de son état et n’agit pas volontairement pour blesser les autres.

Comment j’ai compris que la négativité était de la souffrance.

Avant mon travail de développement personnel, je n’avais jamais envisagé que la négativité pouvait être une forme de souffrance. Comme la plupart des gens, lorsque j’avais à faire à des personnes négatives, critiques, pessimistes, facilement en colère, je ne voyais que cet état de fait sans creuser plus loin; ça faisait partie de leur personnalité.

J’étais moi-même une personne qui se mettait en colère facilement, bien que je sois de nature optimiste et positive. Et depuis toujours, mon entourage m’avait collé l’étiquette « colérique » dont je pensais ne jamais pouvoir me défaire. Je m’étais persuadée moi-même au fil des années que ça faisait partie de ma personnalité et que je ne pouvais rien y changer.

Jusqu’au jour où une psychiatre m’a dit la phrase suivante: « vous avez une grande colère en vous, demandez-vous d’où vient cette colère ».  C’est la seule fois où une thérapeute m’a été d’une grande aide. On ne me disait plus que j’étais colérique, mais que j’avais une colère en moi.

J’ai alors compris que cette colère ne faisait pas partie de ma personnalité mais qu’elle était une émotion que je ressentais fréquemment. Elle n’était pas moi, je n’étais pas elle. 

J’ai compris que je ne devais pas m’identifier à mes émotions négatives, mais plutôt tenter de comprendre pourquoi je ressentais cette émotion, d’où elle provenait, pour ensuite pouvoir la ressentir le moins souvent possible.

Ce fut un travail sur moi difficile et douloureux; j’ai cherché et trouvé, grâce à la méditation, l’origine de ma colère. J’ai dû accepter cette douleur et pardonner, aux autres, et à moi-même. Ce ne fut pas une mince affaire, mais j’y suis parvenue petit à petit.

Si vous aussi, vous avez une grande colère en vous, je vous recommande cette méditation qui a été d’une efficacité redoutable sur moi.

Nouveau regard sur la négativité = nouvelle approche des relations humaines

Mais surtout, j’avais acquis une nouvelle vision de la négativité sous toutes ses formes.  Non, personne n’est « colérique », « pessimiste », « critique », « négatif », mais par facilité, par manque d’envie de chercher à comprendre les autres, on leur colle des étiquettes, sans se demander s’il n’y a pas une souffrance qui se cache derrière.

Nous-mêmes, lorsque nous en sommes conscients, nous nous résignons à penser que nous sommes des personnes négatives, sans réaliser que ce sont des émotions qui nous affectent et qu’elles sont dues à des souffrances, parfois très anciennes et refoulées. Et nous posons également des étiquettes sur les autres de la même manière.

Cette nouvelle approche de la négativité m’a permis d’avoir un regard neuf sur des personnes dites négatives et auxquelles je reprochais parfois leur attitude. En comprenant que ces personnes souffraient, j’ai su faire preuve de compréhension et de compassion à leur égard.  

Toujours regarder plus en profondeur

Que ce soit pour vous-mêmes ou pour des personnes de votre entourage, soyez bienveillants et empathiques, ne jugez pas et ne vous jugez pas sans chercher à comprendre ce qu’il se trame derrière ces émotions négatives.

Concernant votre entourage, je vous déconseille de faire ce que j’ai fait par le passé (personne n’est parfait, pas même les coachs 😉 ), à savoir répéter inlassablement « tu devrais faire une thérapie », « tu devrais prendre un coach ».

Ça ne sert strictement à rien, et vous risquez de braquer la personne en face. C’est en faisant des erreurs qu’on apprend, mais vous pouvez éviter de faire cette erreur en écoutant le conseil de quelqu’un qui a fait l’erreur avant vous… 🙄

La seule chose que vous puissiez faire, et que vous devriez faire, c’est regarder plus loin, plus en profondeur. Ne pas juger une personne sur son attitude mais tenter de comprendre que derrière sa négativité, quelle qu’elle soit, il y a une souffrance que vous ne soupçonnez pas.
Il n’est pas nécessaire de savoir de quelle souffrance il s’agit, juste d’accepter le fait que la personne dite négative est en réalité en souffrance et qu’elle a besoin de se faire aider.

Vous pouvez par contre lui signifier que vous avez compris qu’une souffrance était cachée derrière cette négativité, et exprimer votre empathie envers cette personne. Vos relations n’en seront que meilleures et vous pourrez peut-être même constater un changement dans son attitude. Lorsqu’un être humain se sent compris, cela peut faire une grande différence dans son comportement.

Se faire accompagner

Vous n’êtes bien évidemment pas psy ni coach, et ce n’est pas votre rôle de l’être pour vos proches. Mais si vous êtes victimes de vos émotions négatives, alors là oui, vous pouvez intervenir pour vous sentir mieux.
Vous pouvez entamer un travail sur vous, seul(e) ou accompagné(e) par un thérapeute ou un coach en développement personnel. Je me ferais un plaisir de vous accompagner dans cette démarche. 

Seule la personne concernée peut envisager d’entamer une démarche d’accompagnement, quand elle s’y sent prête, quand elle a passé l’étape indispensable de la prise de conscience.  Cette prise de conscience peut ne jamais avoir lieu, il faut savoir l’accepter aussi…

Certaines personnes sont totalement réfractaires à l’idée de suivre une thérapie ou de se faire accompagner par un coach, même si elles ont conscience qu’elles ont quelque chose à régler avec elles-mêmes. Pour ces personnes, ça serait un aveu de faiblesse… alors qu’il n’en est pourtant rien.

Chaque être humain peut être amené à avoir besoin d’aide, et c’est au contraire montrer beaucoup de courage que de savoir se remettre en question et vouloir devenir une meilleure version de soi-même.  Mais pour admettre cela, il faut déjà parvenir à se défaire de ses croyances limitantes (et parfois d’un orgueil inutile voire néfaste pour son propre bien-être).

Conclusion

En tout état de cause, même si les personnes que vous connaissez ont une attitude négative et qu’elles n’entament pas de démarches pour se faire aider, gardez à l’esprit qu’elles sont en souffrance et qu’elles ne sont pas négatives par plaisir de l’être (exception faite des pervers narcissiques qui feront l’objet d’un prochain article.)
Nous avons parlé ici de personnes qui font plus de mal à elles-mêmes qu’elles n’en font aux autres, même si leur attitude peut vous blesser involontairement.

Je terminerai donc cet article par une phrase qui revient fréquemment dans les méditations guidées de mon mentor en méditation, et dont vous pouvez découvrir le site internet Les Antisèches du Bonheur . Lorsqu’il m’arrive encore parfois d’émettre un jugement hâtif et de vouloir poser une étiquette sur une personne négative (les bons vieux réflexes automatiques que nous avons tous…),  je me répète cette phrase plusieurs fois:
« La négativité est une forme de souffrance, et j’y réponds avec compassion ».

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Anne-Sophie, alias Coaching RenEssence.

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